Il existe une multitude de façons de méditer, sûrement autant que d’enseignants, aussi je vais essayer de vous faire part ici de ma vision qui ne cherche évidemment pas à s’imposer comme une vérité mais seulement comme un point de vue.

Le terme méditation proviendrait de racines latines (meditare, medeor…) se rapprochant de contempler ou de méditer avec une notion de remède.

Ses origines remontent sûrement à la nuit des temps (époque shamanique) et il semblerait que les peuples anciens avaient perçu la faculté curative et les bienfaits de la méditation. Des traces de ces pratiques ont été retrouvées en Inde et en Chine datant de plus de 4000 ans.

“Projette et transporte ton âme, jusqu’à embrasser l’Unité, tu peux alors ne plus la quitter. Cultive ton Qi et parviens ainsi à la souplesse, tu peux alors devenir comme un nouveau-né. Pratique la purification, l’élimination et  la contemplation du Mystère profond, tu peux alors être sans défaut (…) Ouvre et ferme la porte du Ciel, tu peux alors devenir comme la Femelle Mystérieuse. Comprends tout à fond, tu peux alors arriver à ne rien savoir.” Dao de Jing, chapitre 10.

Le Dao de Jing, le livre de la voie et de la vertu fait partie des fondements du Taoïsme, qui avec le Bouddhisme, sont les deux courants principaux ayant la méditation comme instrument fondamental. Il existe des milliers de formes de méditations, religieuses ou non, avec ou sans consignes, avec ou sans mouvements, assises, debout ou encore allongées.

Mais alors méditer c’est quoi?

Méditer c’est déjà prendre un temps pour soi, pour s’écouter, se découvrir en profondeur, faire une pause avec le monde qui nous entoure et observer avec un pas de recul ce qui se passe. L’observation en silence sans objectif, voilà ce qui me semble être une bonne approche de ce que peu être la méditation. À cela nous pouvons y ajouter la respiration qui sert de guide, nous connecte à l’instant présent, apaise l’esprit et relâche le corps. Elle est la trame de notre vie et de notre passage sur Terre. À notre dernier souffle nous quittons ce monde, alors prenons le temps d’y prêter attention. Dans la méditation nous pouvons aussi chercher à passer d’un flux de pensées important à une seule en nous concentrant sur une partie du corps, ou sur la respiration, ou bien encore sur une phrase, une image ou encore un mot.

Méditer c’est aussi ne rien attendre que ce qui se présente à nous et y être attentif, faire sans faire, ce qu’on appelle Wu Wei, 無爲 , le non-agir dans le taoïsme. Mais c’est aussi un entrainement qui demande régularité et patience pour dompter l’esprit. A chaque fois nous commençons, de nouvelles sensations se présentent à nous, rien n’est donc acquis de manière définitive.

Dans le Bouddhisme, on parle des 4 principes de Bouddha qui enseigne que rien n’est permanent, tout est en perpétuel transformation (Impermanence), que l’attachement est la source de nos souffrances et le jeu de notre esprit/ego (Non-attachement). Nous ne sommes pas réellement nous dans le sens où nous n’existons que parce que les conditions le permettent, tout est dépendant de tout (Non-soi, inter-dépendance). Enfin, la cessation de la souffrance est possible suite à la compréhension profonde des 3 principes précédents.

Le courant Chán :

Le Chán, parfois traduit par « méditation silencieuse », transcription en chinois classique du sanskrit dhyāna, est une forme de bouddhisme mahāyāna née en Chine à partir du Ve siècle, qui insiste particulièrement sur l’accession à l’expérience directe de l’Éveil par la méthode la plus efficace et la plus simple possible. Comme pour toutes les écoles bouddhistes chinoises, on peut voir dans sa pensée une influence taoïste.

Sous ses multiples formes, il est devenu à partir du IXe siècle une des deux grandes catégories du bouddhisme chinois avec l’école de la Terre Pure (jingtu).

Le Chán s’est transmis de Chine, au Viêt Nam, en Corée et au Japon (zen). C’est sous son nom japonais de zen qu’il est le plus connu en Occident.

Bodhidharma serait le fondateur de la doctrine du chán, mise au point au monastère de Shaolin, en Chine. Parti des Indes où il aurait été le vingt-huitième patriarche dans la filiation de Mahā Kāśyapa, il se serait rendu en Chine pour réaliser une synthèse du bouddhisme et du taoïsme.

Surnommé le Grand Voyageur par la tradition chinoise, et parfois le Moine aux yeux clairs, Bodhidharma aurait fondé les arts martiaux dont les mouvements et gestes seraient des représentations symboliques et initiatiques.

Il existe aussi historiquement un courant qui vient du nord de la Chine appelé Éveil progressif (tsia wu) et un courant du sud né avec le 6ème patriarche (Bodhidharma étant le 1er) de l’Éveil spontané (dun wu).

Alors méditer pourquoi?

De nos jours les bienfaits de la méditation ne sont plus à prouver, il existe bon nombre d’études accessibles sur internet prouvant ses bienfait, voici une liste non-exhaustive :

  • Améliore l’attention  du cerveau
  • Réduit les risque cardio-vasculaire
  • Réduit les symptômes d’angoisse, dépression, anxiété, stress…
  • Freine le vieillissement du cerveau
  • Aide à lutter contre les dépendances

Finalement je pourrais vous conseiller simplement de méditer pour accéder au bonheur de l’instant présent.

Les cours que je propose sont en petits groupes, pour tout renseignement sur les lieux et horaires, nous contacter.