Les racines du Qi gong sont millénaires et indissociables de la tradition taoïste.

Le dao yin (conduire, étirer) et le travail sur le souffle et l’énergie interne (nei gong) étaient déjà pratiquées par les sages de l’Antiquité. Il existe des écoles taoïstes, bouddhistes et confucianistes de Qi gong. Des formes à vocation martiale ou pratiquées pour soigner ont grandement influencé le développement de la médecine traditionnelle chinoise.

Se transmettant de façon le plus souvent privée et secrète entre maîtres et initiés, la pratique du Qi gong a connu une popularité croissante au 20ème siècle, tant au sein de la population chinoise qu’à l’extérieur de la Chine, notamment grâce aux contacts des sociétés occidentales qui s’y intéressèrent de plus en plus à partir des années 1960.

C’est en 1949 que fut donné le nom officiel de Qi Gong par le parti communiste chinois (Huang Yueting). Réprimée et interdite pendant la Révolution culturelle dans les années 70, la pratique du Qi Gong survie malgré tout notamment grâce à des personnes comme Guo Lin, une artiste peintre qui s’est guérie d’un cancer grâce à des exercices de Qi Gong qu’elle avait mis au point. Dès 1970, elle pratique et enseigne dans les parcs publics, arrêtée plusieurs fois, elle change de parc et réussit à continuer son enseignement jusqu’à la fin de la révolution culturelle.

Dans les années 80-90 (après Mao) beaucoup de styles émergent Liang Shi feng (mouvements spontanés du jeu des cinq animaux), Pang He ming (qi gong de la sagesse), Zhang Hong bao (zhong gong), avec un engouement du peuple pour la pratique très important. Seulement avec eux naissent des abus notamment autour de maîtres douteux, d’abus thérapeutiques, de transes, de pouvoirs surnaturels…

En 1999, Li Hong zhi (fa lun gong) va trop loin dans les manifestations populaires. Le gouvernement lance une campagne pour la suppression du fa lun gong. Dans la foulée, tout le monde du Qi Gong est touché. La plupart des associations sont démantelées. L’état réglemente son propre système d’enseignement et d’administration du Qi Gong d’entretien de la santé.

De nos jours, l’état chinois autorise principalement deux pratiques; le Qi Gong d’entretien de la santé et le Qi Gong thérapeutique. L’état réglemente la pratique et l’enseignement pour le bien-être, il valorise les techniques ancestrales qui ont fait leurs preuves comme : les baduan jin, wu qin xi, le yi jin jing, le taiji  quan, les liu zi jue.

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Ba duan jin qi gong (qi gong des 8 pièces de brocart)
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wu qin xi qi gong (qi gong des 5 animaux)

L’intérêt de pratiquer est de  pouvoir rentrer dans un état de qi gong (forme méditative du travail de l’énergie). Dans cet état beaucoup de choses sont possibles aussi  je propose des mouvements accessibles, statiques ou mobiles, permettant d’apprendre à ressentir l’énergie extérieure et intérieure, à s’écouter et peut être ainsi découvrir notre nature profonde.

“Projette et transporte ton âme jusqu’à embrasser l’Unité, tu peux alors ne plus la quitter. Cultive ton Qi et parviens ainsi à la souplesse, tu peux alors devenir comme un nouveau-né. Pratique la purification, l’élimination et la contemplation du mystère profond, tu peux alors être sans défaut. (…) Ouvre et ferme la porte du ciel, tu peux alors devenir comme la Femelle Mystérieuse”. Dao de Jing, chapitre 10.

Se donner du temps pour améliorer sa santé ou l’entretenir, prendre un temps pour partager, nourrir ensemble la force qui anime la vie. Voilà ce que je vous propose.