Le système des 3 foyers, regard croisé avec une nouvelle trouvaille scientifique.

Le  système des trois foyers n’est pas une entrailles physique a priori. Comme le suggère Éric Marié dans son précis de médecine chinoise: « On peut considérer que l’activité des trois foyers est une synthèse de l’ensemble des activités viscérales, les organes et entrailles pouvant être répartis en fonction de l’anatomie des trois foyer. »

            « San jiao dirige les canalisations et contrôle les liquides » Huangdi nei jing, chapitre 8.

            On les regroupe comme suit :

  • Shang jiao : le foyer supérieur ou résident le Cœur et les Poumons reçoit et diffuse les liquides et essences subtiles comme un brouillard.
  • Zhong jiao : le foyer médian regroupe Rate et Estomac, appelé marécage boueux parce qu’il est le lieu de murissement et de transformations des aliments qui aboutit à l’extraction des essences subtiles des aliments.
  • Xia jiao : le foyer inférieur composé du Foie, des intestins des Reins et de la vessie, dont les fonctions, dans ce cadre, sont des procéder à l’évacuation des déchets issus de la digestion. On l’appelle les égouts de par ses fonctions de drainage et d’excrétion.

            Peut-on parler d’entrailles physique ? Une récente étude consultable en suivant ce lien : https://www.scientificamerican.com/article/meet-your-interstitium-a-newfound-organ/?fbclid=IwAR09iQzblOcDb1lRfcWD_QQbulbEWJ5oeXZ8mYJqra7v6mV8HmXjt41mFw4#

semble émettre l’idée qu’il existe un système interstitiel remplit de liquide dans les tissus conjonctifs partout dans le corps, y compris sous la peau. Il tapisse le tube digestif, les poumons, le système urinaire et les muscles environnant.

En voici la traduction :

Avec tout ce que l’on sait sur l’anatomie humaine, on ne s’attendrait pas à ce que les médecins découvrent une nouvelle partie du corps à notre époque. Mais maintenant, les chercheurs disent qu’ils ont fait exactement ça : Ils ont trouvé un réseau d’espaces remplis de fluides dans les tissus qui n’avaient jamais été vus auparavant.

Ces espaces remplis de liquide ont été découverts dans les tissus conjonctifs de tout le corps, y compris sous la surface de la peau, dans le tube digestif, les poumons et les systèmes urinaires, ainsi que dans les muscles environnants, selon une nouvelle étude détaillant les résultats, publiée dans la revue Scientific Reports.

Auparavant, les chercheurs pensaient que ces couches de tissu étaient une ” paroi ” dense de collagène – une protéine structurelle forte que l’on trouve dans le tissu conjonctif. Mais la nouvelle découverte révèle que, plutôt qu’une ” paroi “, ce tissu ressemble davantage à une ” autoroute ouverte et remplie de fluide “, a déclaré le Dr Neil Theise, coauteur de l’étude et professeur de pathologie à la Langone School of Medicine de l’Université de New York. Le tissu contient des espaces interconnectés et remplis de fluide qui sont soutenus par un réseau de ” faisceaux ” épais de collagène, a dit le Dr Theise.
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Les chercheurs ont déclaré que ces espaces remplis de fluides avaient été manqués pendant des décennies parce qu’ils n’apparaissaient pas sur les lames microscopiques standard que les chercheurs utilisent pour observer le monde cellulaire. Lorsque les scientifiques préparent des échantillons de tissus pour ces lames, ils les traitent avec des produits chimiques, les coupent en fines tranches et les teignent pour mettre en évidence les caractéristiques principales. Mais ce processus de fixation draine le fluide et provoque l’effondrement des nouveaux espaces remplis de fluide.

Plutôt que d’utiliser de telles lames, les chercheurs ont découvert ces espaces remplis de fluide en utilisant une nouvelle technique d’imagerie qui leur permet d’examiner les tissus vivants à un niveau microscopique.

Les chercheurs appellent ce réseau d’espaces remplis de fluide un organe – l’interstitium. Cependant, il s’agit d’une distinction non officielle ; pour qu’une partie du corps devienne officiellement un organe, il faudrait qu’un consensus se développe autour de l’idée au fur et à mesure que d’autres chercheurs l’étudient, a déclaré M. Theise à Live Science. La présence de ces espaces remplis de fluide devrait également être confirmée par d’autres groupes, a-t-il ajouté.

Outre la désignation officielle, les conclusions pourraient avoir des implications pour divers domaines de la médecine, notamment la recherche sur le cancer, a dit M. Theise. Par exemple, les résultats semblent expliquer pourquoi les tumeurs cancéreuses qui envahissent cette couche de tissu peuvent se propager jusqu’aux ganglions lymphatiques. Selon les chercheurs, cela se produit parce que ces espaces remplis de liquide sont une source d’un fluide appelé lymphe et se drainent dans le système lymphatique. (La lymphe est un liquide qui contient des globules blancs qui combattent les infections).
Un nouvel organe ?

Le corps humain est composé d’environ 60 % d’eau. Environ les deux tiers de cette eau se trouvent à l’intérieur des cellules, mais l’autre tiers se trouve à l’extérieur des cellules et est connu sous le nom de liquide ” interstitiel “. Bien que les chercheurs savaient déjà qu’il y a du liquide entre les cellules individuelles, l’idée d’un interstitium plus grand et connecté – dans lequel il y a des espaces remplis de liquide à l’intérieur des tissus – n’a été décrite que vaguement dans la littérature, a dit Mme Theise. La nouvelle étude, dit-il, élargit le concept de l’interstitium en montrant ces espaces structurés et remplis de fluide dans les tissus, et est la première à définir l’interstitium comme un organe en soi.
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Ce nouveau travail est basé sur l’utilisation d’une technologie relativement nouvelle appelée ” endomicroscopie confocale laser à sondes ” ou pCLE. Cet outil combine un endoscope avec un laser et des capteurs qui analysent les motifs fluorescents réfléchis et donnent aux chercheurs une vue microscopique des tissus vivants.

En 2015, deux des auteurs de l’étude – les docteurs David Carr-Locke et Petros Benias, qui se trouvaient tous deux au Mount Sinai-Beth Israel Medical Center à New York à l’époque – utilisaient cette technologie lorsqu’ils ont vu quelque chose d’inhabituel en examinant le canal cholédoque d’un patient pour déterminer si le cancer s’était propagé. Ils ont repéré une série de cavités interconnectées dans la couche de tissu qui ne correspondaient à aucune anatomie connue, selon le rapport. Lorsqu’un pathologiste a fait des glissades dans ce tissu, les cavités ont disparu – un mystère qui s’est avéré plus tard être une conséquence du processus de fabrication des glissades.

Dans la nouvelle étude, les chercheurs ont d’abord utilisé la PCLE sur des patients cancéreux qui subissaient une intervention chirurgicale pour enlever le pancréas et le canal cholédoque. La technique d’imagerie a en effet montré les espaces remplis de liquide dans le tissu conjonctif. Lorsque les échantillons de tissu étaient retirés du corps, ils étaient rapidement congelés, ce qui permettait aux espaces remplis de liquide de rester ouverts pour que les chercheurs puissent les voir au microscope.
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Plus tard, les chercheurs ont vu ces mêmes espaces remplis de fluide dans d’autres échantillons de tissu conjonctif prélevés dans d’autres parties du corps, chez des personnes non atteintes de cancer, a dit Mme Theise. ” Plus j’ai vu de tissus, plus je me suis rendu compte qu’il y en a partout “, a-t-il dit.

Les chercheurs pensent que ces espaces remplis de fluide peuvent agir comme des amortisseurs pour protéger les tissus pendant les fonctions quotidiennes, ont dit les chercheurs.

By Rachael Rettner, LiveScience on March 27, 2018

L’existence du système des trois foyers pourrait se révéler à la science d’ici peu…

            Dans tous les cas en MTC son action sur les liquides, son rôle dans la production du Qi est décrite et considérée.

            Il faut noter que dans la gestion des équilibres concernant la voie des eaux auquel on rattache les San jiao, un déséquilibre d’un organe ou d’une entraille va impacter directement le fonctionnement des trois foyers. Son bon fonctionnement dépend des organes et entrailles, tout comme la production de Qi dépend de l’ensemble des processus des Zang/Fu (organes et entrailles), tout est inter-relié et si le corps peut compenser dans une certaine mesure les déséquilibres des uns et des autres, les symptômes apparaissent si ces déséquilibres deviennent trop importants.